Sonia Devillers. Je n’apprécie pas trop la journaliste de radio. Ce n’est pas une question de point de vue politique. Non, je n’aime pas ceux qui coupent systématiquement la parole aux invités, en particulier ceux qui prennent le temps de répondre et donc laissent des blancs s’installer pour mieux développer leur propos. Insupportable pour les blablateurs de radio comme Mme Devillers qui officie sur France Inter, fer de lance en la matière. Mais voilà Sonia Devillers sait tenir une plume, raconter des histoires. Son « Fabuleux piano » est un petit bijou de récit. Il y a de la tendresse, sans pathos. Il y a des personnages qui prennent le lecteur aux tripes. Il y a un style fluide qui donne envie de suivre. Tout pour réussir une belle histoire. Belle n’est pas le mot adéquat, tellement les histoires racontées sont terribles. Mais c’est si bien mis en place que l’on ne lâche pas le morceau avant la fin. Une fin qui vient trop tôt. Prix Goncourt ? Je ne suis ni dans le coup, ni dans le secret.

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