Voilà, il fallait bien une fin à mon livre sur les quais à Morges. Une fin en queue de poisson. Pas une seule rencontre en presque deux heures… Heureusement Marta (à gauche) mon éditrice est venue me soutenir. Et puis j’ai eu mes deux compères du moment : Maxim Schenkel (au milieu) et Christian Dick (à droite). Ensemble nous avons pu papoter sur la grande solitude des écrivains de fond. Du grand fond que nous a réservé l’organisation du Livre sur les quais 2026. Notre stand faussement appelé « partenaire » était situé hors du périmètre festif de la manifestation. Très loin, à côté de la sortie est des quais, là où personne ne passe ou sinon à grande vitesse pour rallier les grandes tentes, le Graal, le berceau, la crème, les incontournables du week-end. Je ne veux pas m’apitoyer. Reste que mon sentiment aujourd’hui est teinté d’amertume et de quelques questions. Que recherche Le Livre sur les quais à Morges ? Se concentrer uniquement sur quelques vedettes du livre et des éditeurs en vogue ? Inviter des partenaires pour mieux s’asseoir dessus ? Une redéfinition des objectifs d’une manifestation qui a pris ses aises sur les quais est nécessaire. Pour l’Association des écrivains-et-aines vaudois, une remise en cause me paraît incontournable. À part ça, la vie des livres continue. Violet infernal est toujours disponible directement aux éditions-zarka.ch et en librairie. Au prix imbattable de 25 francs.
