
Mon dernier livre est tout frais arrivé (au milieu sur la photo) chez mon éditrice, en compagnie de mes deux amis et co-édités Claude Bonvin et Thomas Loosli. Vous pouvez donc le commander directement auprès de: https://editions-zarka.ch/.
En attendant de l’avoir et le lire, je vous propose les quelques lignes de Thomas Loosli sur Violet Infernal.
Une plongée féministe dans les bas-fonds de Genève
Avec son polar « Violet infernal », l’auteur suisse Guy-Olivier Chappuis nous emmène à la découverte d’une autre Genève que celle des prestigieuses institutions internationales, des salons feutrés des banques privées au secret bien gardé et des cartes postales qui font jaillir joyeusement leur Jet d’eau.
L’action commence dans la rue, pendant le grand cortège de la Grève des femmes du 14 juin 2019. Et dans la rue, elle va le rester pour l’essentiel : dans le quartier des Grottes, en compagnie des toxicomanes qui s’y ravitaillent, et dans les endroits interlopes des Pâquis où les filles font le trottoir et les affaires louches se trament au fond des bars sordides.
C’est Louis, un journaliste dans la cinquantaine, qui mène son enquête, constamment tiraillé entre sa curiosité innée, sa conscience professionnelle et sa volonté de protéger la femme qu’il croit aimer, une figure indécise qui réapparaît dans sa vie, trente ans après une romance qui avait profondément marqué le jeune homme qu’il était alors.
Louis tente de s’affirmer en tant qu’homme ouvert d’esprit et de journaliste intègre dans un entourage où le féminisme montre tour à tour ses différents visages.
Mon livre est tout frais arrivé chez mon éditrice, avec ceux de mes comparses Claude et Tom. Vous pouvez donc le commander directement à : https://editions-zarka.ch/boutique.
En attendant de le recevoir, voici les quelques lignes que Thomas Loosli a eu la bonté d’écrire sur Violet infernal. Bonne lecture.
Qu’est-ce que le féminisme aujourd’hui ? Comment l’aborder, quand on est un homme cisgenre lambda comme Louis ? Ces questions se posent au lecteur au fil du roman, à travers les épisodes et les dialogues qui entraînent ses protagonistes vers leur fin dramatique.
Si Guy-Olivier Chappuis esquisse les portraits psychologiques de Louis et de « ses » femmes, il n’en néglige pas moins l’action. Nous sommes bien dans un polar, avec un hold-up, un attentat à la bombe et l’enlèvement d’un haut dirigeant. Même la pègre des banlieues lyonnaises va s’en mêler. Et que fait la police ? Elle est présente, mais discrètement, et toujours avec un temps de retard sur l’enquête du journaliste.
Lui-même journaliste, désormais à la retraite, l’auteur garde de son métier la rigueur de la description et la concision du style. Ainsi tous les décors, en particulier ceux de Genève, par lesquels passent les personnages, sont criants de vérité. Le travail de Louis et de ses collègues du journal pour lequel il écrit est également très bien documenté et décrit avec un réalisme qui sent le vécu jusque dans les moindres détails.
En refermant le livre, on est loin de voir la vie en rose. C’est le violet qui domine et qui teinte pendant un long moment nos réflexions, quel que soit notre genre, sur les enjeux de la lutte féministe et les moyens de la faire aboutir à un monde meilleur, qui adviendra une fois que la guerre des sexes sera, peut-être un jour, achevée.









