Je piaffe ! Vous pas encore ! Piaffons donc ensemble et les patients seront récompensés. Une dernière semaine d’attente et mon petit sera disponible en librairie. Il sera pour vous. Il sera à vous. Toujours moins à moi. Ci-dessous quelques lignes pour vous mettre en bouche, vous tenir en haleine, vous assurer que vous avez bien eu raison d’attendre. Et que le 19 mars, je vous passe le témoin !
Je lis et relis Le Dictionnaire amoureux sur Montaigne d’André Comte Sponville; j’écoute et réécoute son délicieux questionnaire sur Trousp ; j’ai même retrouvé la lettre courte que ACS m’avait gentiment envoyée il y a une dizaine de mois alors que je l’avais félicité pour sa prise de position sur le – je n’arrive décidément pas à dire / écrire la – COVID-19. J’avais aimé partager son idée que les vieux ne devaient pas faire payer aux jeunes leur sauvetage jusqu’à l’absurde, dans des unités de soins hyper-sophistiqués aux abois, faisant ainsi déborder les urgences des hôpitaux et la facture sanitaire à venir… J’ai toujours eu de l’admiration pour le philosophe vulgarisateur; là, j’ai aimé le philosophe humaniste. Alors que je traverse des heures remplies d’émotions contradictoires, écrivain heureux et beau-père affligé, André Comte Sponvillle, en ami fidèle, m’aide, me soutient, me permet de continuer d’y croire. Et ce n’est pas rien !
Voilà ! Le grand saut est fait… La Voix du Souvenir est disponible sur les principales plateformes numériques et très bientôt en librairie. Même en Suisse, même à Vevey ! À la librairie La Fontaine, il devrait arriver sous 2 à 3 semaines… Wahooo, quel moment intense ! Le partage avec les lecteurs, le moment tant espéré. Et maintenant la dernière attente: vous, amis lecteurs.
Égoïstement! Ce matin, je me fiche de tous les confinements du monde. Je ne pense qu’à mon bouquin qui doit sentir le papier frais, l’encre douce. La Voix du Souvenir est dans sa dernière ligne droite. Dans quelques jours en librairies. Une nouvelle aventure que je me réjouis de vivre avec les lecteurs. Ceux qui me suivent et m’attendent depuis Sous le Viaduc et ceux qui vont me rejoindre. La grande aventure pour moi : vous rencontrer : partout, n’importe quand… bientôt ! Vous entendre, vous sourire, vous écouter m’engueuler ! En attendant, je vous propose l’habillement du livre. Cette couverture, je l’ai voulue sobre et les Éditions Vérone m’ont suivi. Génial ! La suite, la prise en mains, la lecture, vos réactions. Bientôt. Très !
Étrange la vie ! Les carambolages de nos vies… Depuis plusieurs semaines – des mois même ! – je suis en train d’écrire une biographie-rencontre du peintre Edgar Mabboux (88 ans). Un génie de la toile et de la survie… J’avance dans sa vie, je creuse les sillons de mes pages; et je dois souvent faire une pause, poser ma plume, pour être bien sûr de ce que j’écris. Une biographie. Une confession. Une gifle. Et cette semaine, je tombe sur le dernier bouquin de Gérard Depardieu: « Ailleurs » ! Ce n’est pas tellement les réflexions de l’acteur qui soudain m’intriguent, mais un détail … Page 53, je cite: « les aiguilles du ventre de ma mère, il m’arrive de les sentir encore. » Il n’y a pas de hasard, je suis saisi ! Je mets mes souliers et je vais marcher, marcher, marcher… Pour m’expliquer, il va falloir – toute honte bue – que je me cite moi-même. Page 14 de mon manuscrit, La Vie d’Edgar. Rencontre avec Mabboux : « j’ai tout fait pour ne pas t’avoir. J’ai même essayé avec une aiguille à tricoter… » Les mots glaçants d’une maman (Gabrielle, comme l’ange…) à son fils (Edgar). Après, le détricotage apaisé et apaisant de Depardieu ne ressemblera pas à celui d’Edgar, là, un désastre affectif. Je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant, mon manuscrit avance, mais n’est pas prêt. Par contre allez acheter « Ailleurs », c’est émouvant, c’est simple, c’est motivant, c’est tellement humain.
On pourra toujours dire que je suis un laborieux tranquille, un homme au ralenti, un découvreur tardif, je m’en fous ! Parce que, là, je viens de tomber sur des nouvelles ahurissantes. Il y a longtemps que je n’avais pas ressenti une telle émotion dans mes lectures. « Les hommes oubliés de Dieu » d’Albert Cossery. Un style serré, sans fioritures indigestes, des personnages poignants, une atmosphère engluée dans la misère: un monde sans espoir, des petites gens en sous-sol; et jamais une plainte. Mieux, pour pimenter ce graillon dramatique, un humour décapant et dérisoire. Évidemment, me direz-vous, l’époque n’est pas à la lecture de telles horreurs de la vie. Et pourtant, ces nouvelles concernent la majorité des humains de la planète: la foule des pauvres ! En poche chez Arcanes pour des clopinettes. Et dire que la première édition date de 1946…
Courbet, depuis deux ans je le course. Deux cents ans après sa naissance… Près de chez moi, à La Tour-de-Peilz; chez lui, à Ornans (Doubs, 25) ou le long de la Loue sauvage, voire à Etretat ou au Musée d’Orsay, je reste toujours sous le charme. J’adore évidemment son côté provocateur, impulsif, libre. L’Origine du monde, une mise à nu pour choquer les bourgeois, la belle société impériale. Aujourd’hui encore, personne n’a fait mieux… Heureusement que Lacan, entre autres choses, a réussi à sauver l’œuvre de sa cachettes dorée.
Lu ce week-end (les 16 et 17 janvier) la der de 24Heures sur l’homme d’Apostrophe. Exquises réponses et pub délicieuse pour un groupe incroyablement vert: les Jeunes Octogénaires parisiens. Ce Pivot-là, un solide.
Une reprise de volée, un lien magique, une ouverture magistrale, ce papier du Temps. Je le reprends ici pour l’élégance du style et le rappel de quelques souvenirs personnels…. » Quand Jacques Ducret, Norbert Eschmann, Raymond Pittet et Jean-Jacques Tillmann composaient le carré magique de la presse sportive romande. La mort de Jacques Ducret le 30 décembre dernier a marqué la fin d’une époque mythique et souvent mythifiée du journalisme sportif romand. Dans les années 1970-1980, la presse écrite était toute-puissante et Ducret, Eschmann, Pittet, Tillmann étaient des roi… «
La Voix du souvenir, c’est mon projet à bout touchant. Il y a aussi la biographie romancée d’Edgar Mabboux qui avance. Le peintre de Blonay que j’admire beaucoup a vécu une histoire terrifiante. Abandonné à quelques jours, placé de force à la campagne dans des conditions dégradantes et insupportables pour un môme, Edgar est devenu un révolté, un petit voyou et un artiste – tardivement – reconnu. Pas chez nous ! Pas en Suisse ! Jalousé et régulièrement stigmatisé, il a fallu qu’il aille aux Etats-Unis pour obtenir la consécration. Il avait la cinquantaine; et c’est à Chicago et à Phoenix qu’il s’est fait un nom made in USA. En ce début d’année (il a 89 ans), il n’a rien perdu de son esprit facétieux. Salut l’artiste !