Et voici les deux passages de notre interview sur Radio Chablais du lundi soir 21 novembre. C’était in extenso l’émission de Cyril Zoller. On a parlé rencontre, coup de foudre et coups de pinceaux, découverte, amitié et partage. On a, je crois, célébré la vie ! Enfin, c’est l’espoir que j’ai en parlant des Pinceaux de feu, la biographie du peintre Edgar Mabboux, édité chez Cabédita, mon troisième bouquin. Alors écoutez voir…
Trois, deux, un… antenne ! Edgar se fait plaisir et en donne au micro !À la console, à l’interview, Cyril Zoller ne lâche pas Edgar Mabboux ! Deux complices…
Des images sur les ondes… Ce type est devenu fou ! Lundi soir 21 novembre, je vous prouve le contraire sur Radio Chablais. Avec le peintre Edgar Mabboux, je serai l’invité de Cyril Zoller pour son émission In extenso. On va parler de peinture, de jeunesse flinguée, de rémission artistique, de la Riviera, de Phœnix, des Eagles, de Rome, de Vevey sous la pluie, de Montreux et sa tour comme un sexe, d’amitié, de tableaux, de la vie ! C’est l’histoire des Pinceaux de feu (Editions Cabédita), la biographie que je consacre à Edgar Mabboux, le truculent peintre de Blonay. Venez vous en mettre plein les yeux ! Venez voir sur Radio Chablais, lundi soir 21 novembre. C’est In extenso, on y sera avec Cyril Zoller.
Lundi 21 novembre, entre 18 h et 19 h, Radio Chablais reçoit Les Pinceaux de feu. Oui, Cyril Zoller – c’est l’émission in extenso – m’accueille en direct avec Edgar Mabboux. Un moment émouvant pour moi, puisque lors du vernissage du livre Edgar était au fond du lit. Là, il pourra véritablement goûter à l’ivresse de cette biographie romancée, car Les Pinceaux de feu, c’est sa vie, son oeuvre, ses démons, ses fulgurances.
En mars 2021, Cyril Zoller (photo) m’avait interviewé par téléphone pour la sortie de La Voix du souvenir, mon deuxième roman qui avait été flingué par le Covid. Ce roman, je le garde très fort dans mon coeur. Je ne résiste pas au plaisir de vous redonner le lien de Radio Chablais, quelques minutes consacrées à cette histoire d’amour aussi chaotique qu’envoûtante.
Lundi, changement de décor donc avec Les Pinceaux de Feu. Plus qu’une biographie, il s’agit véritablement d’une rencontre. Celle d’un peintre qui se remet en question à presque 90 ans et un journaliste-écrivain qui tombe sous le charme de cette (re)découverte. Une rencontre ? Mot bien faible. L’amitié s’est tissée à coups de rouge espagnol, de coups de gueule, de larmes et de saisissements.
Je me réjouis de ce rendez-vous avec Cyril Zoller pour développer.
Radio Chablais en direct ou en streaming, c’est lundi 21 novembre, in extenso, 18h – 19h.
Le Temps se met à l’heure du Quatar, comme tout le monde. Ou presque. Moi j’attends encore quelques jours l’entrée en lice de notre Nati pour me lancer. Pas bien, ça ! Ce vilain Quatar, il faut le boycotter, le vilipender, lui vomir dessus, à la suite des cohortes bien-pensantes. Et là, je reviens au Temps du jour (15 novembre 2022). J’ai apprécié l’édito de une d’Aline Jaccottet. Avant le Quatar, il y avait eu, écrit-elle, les JO de Pékin, le mondial 2018 en Russie… oulalalala, les mauvais souvenirs ! Personne (ou si peu) avaient hurlé aux mauvais traitements des travailleurs et travailleuses, des soupçons de corruption, des libertés aléatoires de ces grands pays laborieux. J’ai aimé cet édito. Il m’a réconforté. Je l’ai adoré. Et je pourrai allumer mon poste de télévision (je suis un vieux) et regarder tous mes matches préférés sans mauvaise conscience. Ouf !
Il a accompagné toute ma vie. Je suis Vaudois comme lui l’était. Je suis sensible, comme lui l’était, Je suis énervé comme lui l’était. Michel Bühler est parti et ça me touche plus que je ne l’aurais imaginé. Depuis la Fête de la chanson romande jusqu’à ces jours derniers, il faisait partie de mon patrimoine affectif, tendre et parfois agaçant. Je l’avais rencontré en 2017 à la sortie de Vague, son 20ème album. C’était pour la RTS, l’émission Couleurs locales. J’étais allé derrière Montparnasse, là où il m’avait ouvert les portes de son petit domicile parisien. Il m’avait offert un café bien serré, il m’avait donné une chanson malgré une voix fatiguée ce matin-là. On s’était revu chez lui à Sainte-Croix. Il m’avait chanté et rechanté (pour mes images) Vague, avec délicatesse. On s’était parlé avec pudeur, avec une certaine gêne aussi; on s’était parlé à la Vaudoise, avec un sourire en coin. Et puis au revoir et merci… Salut l’artiste ! Oui, Michel Bühler, tu vas me manquer.
Ci-dessous le lien vers l’émission Couleurs locales (RTS). À lire à partir du time code 12:51
Étrange. Au moment où je sors et signe mon petit dernier, Les Pinceaux de feu (Cabédita, 2022), je suis plongé dans les sommes autobiographiques de Pierre Nora : Une étrange obstination et Jeunesse. Un retour vers mon passé d’étudiant débutant chez François Jequier à l’Université de Lausanne. J’aimais l’Histoire depuis mon adolescence, je n’en savais rien. Automne 1978, je tombe sur le tout jeune professeur d’Histoire contemporaine lausannois. Jequier, de la dynamite ! Son cours introductif est une immersion dans le bouillonnement de la recherche historique française, sinon parisienne : l’École des hautes études en sciences sociales ou les Annales en premier lieu. Là, il faut avoir lu en quelques mois Fernand Braudel, Georges Duby, Emmanuel Le Roy Ladurie, François Furet, etc. Dans Pierre Nora, Une Étrange obstination (Gallimard, 2022), tout me revient comme un tsunami de sentiments qui mêle l’affectif, l’irrationnel, le sérieux, l’érudition. J’ai aimé faire de l’Histoire, même si je n’ai pas fini mon cursus académique sur cette veine bénie. Aujourd’hui, j’essaie les histoires, les fictions. J’aime aussi.
Après la librairie La Fontaine à Vevey, voici venu le temps de Payot à Montreux. Malgré les délais, l’équipe montreusienne a accepté que je vienne signer, samedi 5 novembre, de 11:00 à 12:30. J’y serai avec Lise Favre qui sort Constance, également chez Cabédita. Si mes Pinceaux de Feu suivent le tracé tortueux et sublime du peintre Edgar Mabboux, Constance reprend le destin aventureux d’une Bellerine du début du XXe siècle qui la transporte jusqu’à Saint Pétersbourg d’avant la Révolution et Paris. Jolie écriture, soignée, précise pour une histoire qui se déploie devant nous au travers d’un journal intime qui nous plonge dans un monde aujourd’hui disparu et ô combien attachant. Je me réjouis de partager la même table de dédicaces que son autrice Lise Favre.
Dédicaces à la librairie Payot, Montreux, avenue du Casino, de 11 h à 12 h 30.
Montreux vu par Edgar Mabboux, page 90 des Pinceaux de Feu
Les Pinceaux de feu est sorti de presse. Il est diffusé dans les librairies. Il est entre mes mains. Il me démange. Il me gratte. Il me cajole. Il me sourit.
Jeudi 27 octobre à la librairie La Fontaine, à Vevey je le partage avec vous. Dédicaces à partir de 16:30.
En librairie ou directement chez moi. Frs 25.–
En attendant, voici les premières lignes du préambule des Pinceaux de feu, récit-rencontre avec Edgar Mabboux.
« Automne 1988. Salon des Indépendants, Paris. Tout le monde court autour d’elle : les gardes du corps, les invités, les artistes, les quidams. Elle, elle ne bouge pas. Elle ne semble pas entendre le bruit de la petite foule qui la serre, ne pas sentir la fureur des courtisans qui la pressent, ne pas voir l’impatience des artistes qui frémissent.
Dans le hall d’honneur du Grand Palais, ça se bouscule de partout pour approcher Bernadette Chirac qui doit inaugurer le salon. Mais elle reste là, tétanisée, de marbre. Voyons, il faudrait avancer Madame, couper le ruban ! Mais comme on n’ose pas trop obliger la femme du Premier ministre de la République française, tout le monde piétine, se bouscule, s’invective mezzo voce. La nervosité prend le pas sur l’excitation.
La foule enfle, elle s’impatiente, elle commence à déborder du Grand Palais ; les derniers arrivants ne comprennent pas. Ça pousse, ça grogne, ça joue des coudes, ça fulmine. Mais que se passe-t-il devant ? Avancez ! Bernadette Chirac reste en pâmoison devant Riviera vaudoise, un superbe coucher de soleil sur Montreux et le lac Léman. Le tableau d’un petit Suisse inconnu, Edgar Mabboux. Le meilleur tableau du salon, elle le sent. Pourquoi aller plus loin ? doit-elle se dire. S’il n’y avait pas tous ces ennuyeux… »
Je suis presque jaloux. Sarah Jollien-Fardel sort un livre qui m’a ébloui: Sa Préférée. Chez Sabine Wespieser, éditeur. Je l’ai lu (et relu par passages entiers) en quelques heures, fasciné par la limpidité du style, sa capacité à réinventer des scènes affreusement répétitives. En fait, l’histoire de cette Préférée est banalement insupportable. Des histoires dont on nous rebat les oreilles depuis longtemps maintenant, mais qui fait mouche, qui réinvente l’horreur d’un quotidien sordide. Une femme battue, deux enfants battues, j’ai failli ne pas ouvrir le livre. Ces situations, ces vécus tellement racontés; jusqu’à l’écœurement… Et là, dès les premières lignes, on se laisse captiver par le récit, déjà suspendu au style qui vacille entre puissance et légèreté. Du grisou à l’état brut ! Et jusqu’au bout. Jusqu’au final qui m’a laissé pantois, incrédule. Mon âme a rendu les armes. Moi qui sue pour bricoler des fins, me voilà crucifié. Non… Je suis sous le charme, comme je ne l’ai jamais été depuis fort longtemps. Je ne sais plus depuis quand. Je m’en fiche. Ce livre est une preuve que la belle littérature est diablement vivante. Merci à Sarah Jollien-Fardel.
Je vous l’avais annoncé, mon troisième bouquin: Les Pinceaux de Feu devait sortir en librairie ces jours-ci. Las! La guérilla du papier sévit, fait rage, me prend en otage… Le livre est retardé d’un mois. Prochaine sortie: le 26 octobre. Pour vous remercier de me suivre sur ce blog, je vous propose une image du bouquin. À savoir, une photo du peintre Edgar Mabboux dans son atelier. Edgar Mabboux ? Le héros du livre. Une histoire incroyable, un talent explosif, un récit sans répit… Encore quelques jours de patience.